La prière des vocations

« Vocation de Matthieu », Le Caravage, vers 1600

« Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. (Mt 9, 9)

 

hymne

Ecoute, ton Dieu t’appelle / Lien : https://www.youtube.com/watch?v=bXa5gJtrdeg
Fr Jean-Baptiste de la Sainte-Famille, ocd

R/ Écoute, ton Dieu t’appelle : « viens, suis-moi » !
Lève-toi et ne crains pas de marcher avec Lui :
Il est ton chemin de Vie, la route de ta joie (bis) !

1. Accueille le Christ, Il est ton sauveur,
la vie que le Père donne en abondance,
Lui la vraie lumière, la vérité qui rend libre :
Sa parole vient réveiller ton cœur.

2. Quitte le cortège de l’indifférence,
Laisse les sentiers de ton désespoir,
Détourne les yeux des mirages qui séduisent;
Tu as soif d’un amour vrai et pur.

3. Cherche son visage, écoute sa voix!
Dans l’humble prière découvre sa joie,
Cherche sa présence au milieu de l’église!
De lui seul jaillit la plénitude.

4. En toutes les œuvres d’amour et de vie
Porte témoignage au feu de l’Esprit,
Proclame à tes frères l’évangile de la paix!
Ne crains pas il fait route avec toi.

 

parole-de-dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (9, 9-13)

Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
« Il vit le publicain, et parce qu’il le vit d’un regard qui prend pitié et qui choisit, il lui dit : Suis-moi »  : « Miserando atque eligendo » est la devise du Pape François, tirée d’un sermon de St Bède le Vénérable. Comme St Matthieu, plaçons-nous sous ce regard bienveillant du Christ : est-ce que je crois en sa miséricorde ? Suis-je capable d’accueillir son appel à le suivre malgré ma misère ?  Suis-je aussi prompt que l’apôtre à y répondre ?

 

commentaire

Audience Générale du Pape François à Rome, le 13 avril 2016

Comme le publicain Matthieu, chacun d’entre nous s’en remet à la grâce du Seigneur en dépit de ses péchés. Nous sommes tous pécheurs, nous avons tous des péchés. En appelant Matthieu, Jésus montre aux pécheurs qu’il ne regarde pas leur passé, leur condition sociale, les conventions extérieures, mais ouvre plutôt les portes à un avenir nouveau. Un jour, j’ai entendu un beau dicton : « Il n’y a pas de saint sans passé et il n’y a pas de pécheur sans avenir ». C’est ce que fait Jésus. Il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans avenir. Il suffit de répondre à l’invitation avec le cœur humble et sincère. L’Église n’est pas une communauté de parfaits, mais de disciples en chemin, qui suivent le Seigneur car ils se reconnaissent pécheurs et ayant besoin de son pardon. La vie chrétienne est par conséquent une école d’humilité qui nous ouvre à la grâce.
Un tel comportement n’est pas compris par celui qui a la présomption de se croire « juste » et de penser être meilleur que les autres. Vanité et orgueil ne permettent pas que l’on reconnaisse avoir besoin de salut, plus encore, ils empêchent de voir le visage miséricordieux de Dieu et d’agir avec miséricorde. Ils sont un mur. La vanité et l’orgueil sont un mur qui empêchent la relation avec Dieu. Pourtant, la mission de Jésus est précisément celle-là : aller à la recherche de chacun d’entre nous, pour panser nos blessures et nous appeler à le suivre avec amour. Il le dit clairement : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades » (v. 12). Jésus se présente comme un bon médecin ! Il annonce le Royaume de Dieu, et les signes de sa venue sont évidents : Il guérit les maladies, libère de la peur, de la mort et du démon. Face à Jésus, aucun pécheur ne doit être exclu — aucun pécheur ne doit être exclu ! — car le pouvoir purificateur de Dieu ne connaît pas de maladies qui ne puissent être guéries ; et cela doit nous donner confiance et ouvrir notre cœur au Seigneur afin qu’il vienne et nous guérisse. En appelant les pécheurs à sa table, il les purifie en les rétablissant dans cette vocation qu’ils croyaient perdue et que les pharisiens ont oubliée : celle d’invités au banquet de Dieu.

 

intercession

Seigneur, en ce début d’année pastorale, nous te prions pour les nouvelles paroisses de notre diocèse et tous les pasteurs à qui elles sont confiées. Qu’elles soient des oasis de miséricorde, où les « malades » sont accueillis et aimés.

Seigneur, nous te confions les séminaristes de notre diocèse, et plus particulièrement ceux qui feront leur première rentrée dans quelques jours à Rennes, au Séminaire St Yves : accompagne-les, et renouvelle toujours en eux la ferveur et la joie du « oui » qu’ils t’ont dit.

Seigneur, en cette nouvelle rentrée scolaire, bénis les professeurs et tous ceux que tu as appelés pour faire grandir les enfants « en taille et en sagesse ». Qu’ils aient à cœur d’accomplir ce service avec passion et bienveillance, et soutiens ceux qui connaissent le découragement.

Seigneur, nous sommes des pécheurs et pourtant que tu nous appelles à la sainteté. Aide-nous, à l’image de St Matthieu, à répondre à ton appel avec générosité et sans retard.

 

notre-pere

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priere

Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre ; donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement. Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.